01 novembre 2009
the Blind Boys of Alabama
Avant les Blind
Boys, avant même les Five Blind Boys ou les Original Five Blind Boys of Alabama
; il y eut the Happyland Jubilee Singers, groupe initial formé par une poignée
de gamins, au sein de l'Institut Talladega pour Noirs non-voyants d'Alabama
(nous sommes en 1937 et en Amérique... et à cette époque, le noir y est une
couleur). Une belle époque, que cette immédiate avant-guerre, où un délicat
organisateur du New Jersey peut organiser une bataille entre cet ensemble et les
Original Five Blind Boys of Mississippi, sous la délicate appellation de
Bataille des chanteurs aveugles...
Les trois
membres fondateurs du groupe en sont : George
Scott (disparu le 9 mars 2005, à l'âge de 75 ans) ; Clarence Fountain, chanteur principal, qui en 1969 a entamé une carrière
en solo, avant de réintégrer le groupe en 1980, puis qui en 2006 a réduit sa
participation aux tournées pour raisons de santé ; et Jimmy Lee Carter, incontestable figure de proue du groupe.
Après de
multiples changements de personnel, le groupe inclut également, dans les années
2000, les chanteurs « Bishop » Billy
Bowers et Ben Moore, le batteur Eric « Ricky » McKinnie, le guitariste Joe Williams et le bassiste Tracy Pierce.
C'est en
écoutant le Golden Gate Quartet à la radio que Clarence Fountain prend le goût
de la musique et plus particulièrement du gospel.
Dès 1940, le groupe "devenu The Blind Boys of Alabama après le décès de l'un de ses membres " enregistre pour une noria de labels majeurs comme Savoy ou Vee-Jay. Ils connaissent leur premier succès en 1949, avec « I Can See Everybody's Mother But I Can't See Mine »
De 1953 à 1957
ils enregistrent pour le label Specialty du californien Art Rupe. Des chanteurs
de soul comme Marvin Gaye ou Bobby « Blue » Bland s'inspirent alors sans
retenue de leurs harmonies vocales. Des années durant, le groupe évolue
néanmoins dans des conditions matérielles précaires : un concert équivaut alors
à une poignée de dollars et quelques dollars à un jour de survie.
Ils participent
en 1983 à The Gospel at Colonus (une production de Bob Telson), spectacle qui
recueille un accueil triomphal à Broadway, tenant l'affiche durant plus de
trois mois. Il faut voir là le déclencheur de la carrière internationale des
Blind Boys, qui enchaînent ensuite audiences conséquentes et tournées
européennes.
Dès la fin des
années 90, l'ensemble
entame une fructueuse collaboration avec le label de Peter Gabriel (Real
World), pour lequel il enregistre plusieurs albums remarquables et remarqués
(dont Spirit of the Century). En 1993, ils collaborent à In My Time, album de
l'harmoniciste de blues Charlie Musselwhite.
En 2001, l'album Spirit of the
Century accueille David Lindley (ancien compagnon de Jackson Browne et Ry
Cooder), ainsi que le chanteur de blues John Hammond. En 2002, on les entend
sur l'album Up de Peter Gabriel et ils invitent Ben Harper pour le compte de
leur propre disque Higher Ground. En 2003, l'enregistrement
Go Tell It to the Mountain rassemble entre autres Chrissie Hynde
(The Pretenders) et Solomon Burke.
Le groupe retrouve Ben Harper en 2004 (There Will Be a
Light) et 2005 (Live at the Apollo). Cette même année, Charlie Musselwhite
est invité d'Atom Bomb. Les Blind Boys ont remporté le Grammy Award du meilleur
album de gospel traditionnel chaque année de 2002 à 2005 et ont été honorés par
le Gospel Music Hall of Fame en 2007.
Le 7 mars 2008,
à la surprise du groupe et du public, Prince rejoint les Blind Boys sur scène
lors de l'un de leurs concerts californiens. La même année, le Néo-orléanais
Allen Toussaint figure au programme de l'album Down in New Orleans.
Discographie (à partir des années 2000)
2001 Spirit
of the Century
2002 Higher
Ground
2003 Holdin'
On
2003 I
Brought Him With Me
2004 There
Will Be A Light
2005 Atom
Bomb
2005 Deep River
2005 Gospel
Masters: Take My Hand Precious Lord
2005 If I
Had a Hammer
2005 Praying
Time
2005 The
Five Blind Boys Of Alabama
1948-1951
2006 The
Blind Boys of Alabama
Selected Favorites Volume 1
2008 Down In New Orleans
www.myspace.com/blindboysofalabama
27 septembre 2009
Big George Jackson Blues Band
Big George Jackson, né le 16 novembre 1949 dans les Twin Cities, a la
réputation d’être le grand homme du blues dont sa voix, aux chaudes inflexions
de basse, est très caractéristique. Ajoutons à cela, son jeu d’harmonica bien
gras au phrasé extrêmement précis.
L’orchestre,
qui l’accompagne, comprend deux fameux guitaristes : Jeremy Johnson (qui a joué avec R.J. Mischo) et Phil Schmid (qui a joué avec Lynwood
Slim) dont la complémentarité sans faille flirte avec les sonorités lascives et
poisseuses et un swing ravageur.
L’orchestre
compose sa propre musique et Big George
écrit les textes. Ils reprennent également des titres de Jimmy Reed, de Walter
Horton, de Muddy Waters et de Big Leon Brooks.
En 1998,
l’orchestre a sorti un album « Beggin’ Ain’t for Me », et récemment
un second, intitulé « Big Shot » sur le label Black & Tan.
Un
accueil chaleureux pour Big George Jackson Blues Band, à la fois pour son originalité mais aussi pour son sens
de l’humour.
Big George travaille depuis 26 ans pour Minnesgasco, la compagnie de gaz de
Minneapolis. Il a élevé six enfants tout en jouant la nuit dans les clubs de
blues. En novembre 1999, sa première tournée européenne fut un énorme succès.
discographie :
Big Shot

Beggin' ain't for me (1998)

Southern in my soul (2003)
26 septembre 2009
Magic Malik Orchestra
Né en Côte d’Ivoire en 1969, Malik grandit en Guadeloupe.
A 6 ans, sur les conseils de
sa mère, il commence à prendre des cours de flûte à bec dans une école de
Pointe à Pitre : « ma mère raconte que j’étais tout le temps fourré devant la
radio, à essayer de reproduire les mélodies avec un petit vibraphone
diatonique… J’ai toujours aimé ça. La musique, ça m’a toujours parlé. Il n’y
avait pas besoin de mots. Quand j’écoutais certains morceaux, j’entendais du
sens… »
A 13 ans, il commence la
flûte traversière avec Marc Rovelas : « ça a été la révélation. Il m’a fait
découvrir Bach, puis Xenakis, Ravel, Stockhausen… J’étais ébloui. J’ai compris
que je pouvais devenir musicien dans la vie. »
A 17 ans, il quitte la Guadeloupe pour Marseille. Il sort diplômé du Conservatoire National de Région avec le Premier Prix de Flûte « à l'époque, j'écoutais beaucoup de musique classique, mais la musique qui me faisait vraiment vibrer, c'était jazz. Je me sentais plus concerné par le discours du jazz, j'avais l'impression de pouvoir proposer ma propre vision de la musique plus librement, et j'étais fasciné par l'improvisation. »
Dès sa sortie du
conservatoire, Malik intègre le
groupe Human Spirit. Leur
collaboration va durer 10 ans : « Human Spirit a été une vraie famille
d'accueil pour moi. Ils ont été ma première école de musique : pouvoir
improviser face à un public, être obligé de mettre des idées en vie, qu'elles
ne soient pas seulement abstraites mais directement confrontées à une situation
de communication et parfois de communion. Le premier concert de ma vie, au New
Morning en 1991, fut l'occasion de découvrir la puissance de cette sensation.
C'était monumental. Une sensation inconnue jusqu'alors. »
Malik
multiplie par ailleurs les collaborations en tant que flûtiste-arrangeur avec
des artistes tels que Lio, Teri Moise, Laurent Garnier, St Germain, Dj Gilb'R,
FFF ou Juan Rozoff, et forme son premier "Magic Malik Orchestra" en 1992, ils enregistreront la même
année une maquette qui sortira en disque en 1997 sous le titre "HWI
project" chez "Salam Aleikum"avec 13 musiciens.
Il rencontre
ensuite Julien Lourau qui tourne alors avec sa propre formation : le Groove
Gang. Les deux musiciens participent ensemble à plusieurs festivals de jazz :
St Louis du Sénégal, La Villette Jazz Festival, Nancy Jazz Pulsations.
En 1998, Malik participe à l’album "City Boom Boom" (nominé
meilleur album jazz) et intègre le Groove Gang : « j'ai appris énormément de
choses auprès de Julien qui connaissait déjà bien le jazz à l'époque. Je
connaissais un peu l'improvisation, mais le Groove Gang a été pour moi une
nouvelle ouverture vers la pratique du jazz. Cette période a été riche
d'enseignements, un bon compromis entre de nouvelles expériences musicales et
toujours l'interaction avec le public. Le Groove Gang synthétisait au mieux mes
expériences musicales passées avec le type de musique que souhaitais
développer. »
En 1999, Malik accompagne le Groove Gang pour une tournée de plusieurs mois
entre l'Amérique du Sud et l'Afrique : « c'était l'année de mes trente ans et
humainement, je ne pouvais rêver mieux. Cette tournée a été l'occasion de
découvrir la rotondité de la terre, le fait que nous ne sommes pas si
différents les uns des autres. A chaque concert donné en Amérique du Sud, je
suis reparti avec l'impression d'avoir toujours reçu plus que ce que je pouvais
offrir. »
En 2000, il décide de se
lancer dans un projet d’album sous son nom et reforme un « Magic Malik Orchestra ». L’album "69 96" sera enregistré
en quelques jours sous l’oreille attentive de l’ingénieur du son Philippe Avril
et avec la complicité de la galaxie de musiciens dans laquelle gravite Malik : « cet album, c’est moi au
retour de ce tour du monde. On est allé en Amérique Centrale, aux Caraïbes, en
Europe du Nord, en Afrique Centrale, en Afrique de l’Ouest… On a traversé des
pays où économiquement, c’était dur, la grande misère. Mais à Paris, je me dis
que si le confort économique ici est évident, il y a une misère humaine qui est
terrible. »
En parallèle, Malik collabore à l'écriture des
arrangements de voix bulgares pour le prochain disque de Juan Rozoff. On le
voit aussi au théâtre et au cinéma avec la composition de la musique du film «
Ca ne se refuse pas » d'Eric Woreth.
En 2003, Malik sort un double album intitulé "00-237 XP-1". Le
premier disque présente un échantillon de son répertoire dans la lignée de
l'album précédent mais plus jazz et plus complexe. Sur le second volume (XP-1),
Malik dévoile ses premières
tentatives d’échafauder une langue personnelle, cachées derrière le nom de code
XP : « j’ai travaillé ma propre approche de l’improvisation et du langage
harmonique, mélodique et rythmique. En même temps, je n’ai rien inventé. C’est
juste ma manière de regarder des éléments déjà existants. Cela a été un long
trajet, il m’a fallu du temps pour trouver ma façon de les assimiler et de les
restituer.»
Steve Coleman, intéressé par
la démarche musicale de Malik,
apparaît même sur une plage de l'album avant d’inviter Malik à le rejoindre sur l’album « Five Elements » (Blue note).
En 2004, Malik propose avec le Magic
Malik Orchestra l’album "13 XP song's book". Treize chansons,
célèbres ou non, vues sous le prisme de son langage harmonique et esthétique.
Malik tenait à revisiter quelques classiques de la chanson française, de ceux qui
un jour ont traversé son esprit, ses oreilles et ne l'ont plus quitté, à
l'image de « J'entends Siffler Le Train », de Richard Anthony, qu'il se
réapproprie en lui injectant dissonances et rythmiques puissantes. Des chansons
qu'il s'est amusé à retailler à sa mesure, uniquement à travers les vagues
souvenirs qu'il avait d'un refrain, d'un air, sans chercher à se remettre
l’original entre les tympans, traduction substantielle de cette première fois
si particulière de l'univers de la chanson. Malik enregistre et co-écrit avec tous les musiciens de la nouvelle
génération : M, Bumcello, Camille, Pierrick Pedron, Aka Moon, Booster. Plus
récemment, il a collaboré avec Hocus Pocus, AIR, Oumou Sangaré : « toutes ces
collaborations sont pour moi de véritables ateliers de travail qui me
permettent d’élargir mes horizons et de progresser dans des directions
différentes. »
Il faudra attendre août 2008 pour la sortie du
nouvel album intitulé « Saoule ». Malik
enregistre pour la dernière fois avec l’Orchestra en Quintet, la formation sera
désormais en Quartet. L’album se veut plus accessible que les XPs et Malik renoue avec ses premiers élans de
jeunesse dans "69 96", avec cette inévitable maturité qui donne à
l'artiste plus de poids dans son discourt musical.
myspace.com/magicmalikorchestra
20 septembre 2009
#1 Funkateer of All Time : WILLIAM "BOOTSY" COLLINS
Mercredi, 23 sept. 2009, 20:00,
Conférences illustrée de
sons et d’images animées
sur Bootsy Collins
Karambole Café - M°: La Fourche
10, Rue Hegesippe Moreau
Paris
Ile-de-France
75018
#1 Funkateer of All Time : WILLIAM "BOOTSY"
COLLINS
Casper The Holy Ghost,
Bootzilla, Mug Push, The Landshark, Zillatron, … sous ces diverses identités se cache l’un des
bassistes les plus importants du Funk: William Earl Collins, plus connu sous le
nom de Bootsy Collins.
Coupe afro,
lunettes en forme d’étoile, des costumes futuristes décorés d’étoiles, des «boots»
jusqu’aux genoux (d’où son surnom de Bootsy), un sourire éternel, et surtout
une alliée fidèle, sa «Space Bass», une basse personnalisée en
forme d’étoile elle aussi, Bootsy a le look d’un personnage tout droit sorti
d’une BD de science fiction.
Mais outre
son exhubérance vestimentaire, Bootsy est l’un des personnages clés de toute
l’histoire du Funk. Bassiste mais aussi guitariste, batteur et chanteur, mais
aussi arrangeur et compositeur prolifique, il a offert au Funk quelques uns de
ses plus beaux joyaux.
C’est au
milieu des années 1960 que le jeune William Collins et son frère aîné Phelps
(guitariste) créent leur groupe à Cincinatti, The Pacesetters. Cincinatti
étant la ville des studios King, le label qui produit James Brown, il se
passe peu de temps avant que les frères Collins ne gravitent autour du
Godfather pour finir en 1970 par être embauchés pour devenir la section
rythmique du James Brown Show.
Après dix
mois seulement et des singles aussi importants que Sex Machine ou
Soul Power, Bootsy, Phelps et quelques autres quittent la rigueur
du Godfather et créent The House Guests, un groupe plus psychédélique
qui les mène à Detroit où ils font la connaissance de Funkadelic, un
groupe mené par le génial et déjanté George Clinton.
La
collaboration Clinton/Bootsy s’intensifie à partir de 1974. Ils écrivent de
plus en plus ensemble et signent quelques grands titres comme Up for the
Down Stroke ou Chocolate City de Parliament.
En 1976,
Bootsy crée enfin son groupe, le Bootsy’s Rubber Band, où l’on trouve
son frère bien-sûr, quelques musiciens de Parliament-Funkadelic comme Bernie
Worrell, mais aussi des anciens de chez James Brown, le tromboniste Fred
Wesley et le saxophoniste Maceo Parker.
Jusqu’au
milieu des années 1980, Bootsy’s Rubber Band connaît un immense succès en
produisant un des Funk les plus aboutis, participant à «l’Odyssée P-Funk»
conduite par Clinton et Bootsy son lieutenant.
Ce
rythmicien fabuleux a retrouvé une seconde jeunesse depuis une quinzaine
d’années grâce au Hip-Hop et à une nouvelle génération de «Rubber Fans et de
Funkateers» qui lui ont permis de reprendre sa place de «#1 Funkateer of
All Time».
Venez
découvrir l’histoire de ce génial bassiste lors d’une conférence illustrée de
sons et d’images animées par votre serviteur le plus dévoué à la cause de la Soul et du Funk.
Entrée Libre, venez nombreux !!!
Plus d'info : http://www.myspace.com/be.meziane
04 juillet 2009
The Jackson Five
The Jackson Five (J5 ou Jackson 5ive), communément appelés « les Jackson Five » en français, étaient un groupe de Soul et de R&B originaire de Gary dans l'Indiana. Managé par Joe Jackson, le groupe de départ (The Jackson Brothers) était composé de ses trois fils aînés Jackie (né en 1951), Tito (né en 1953) le leader du groupe Jermaine (né en 1954) ainsi que deux musiciens: Johnny Jackson (aucune relation) et Ronnie Rancifer. En 1965 s'ajoutent les cadets Marlon (né en 1957) et Michael (né en 1958) et les Jackson Brothers deviennent les Jackson Five. Le plus jeune membre du groupe, Michael, qui a alors tout juste 6 ans, s'avèrera rapidement le plus charismatique et le plus doué, c'est pour cela qu'il sera mis en avant et assurera la majorité des solos. En 1968 le groupe signe sur le label Motown et impose un style vite baptisé « Bubblegum Soul » par Berry Gordy. Le groupe enchaîne les singles classés Numéro 1 au Billboard (I Want You Back, ABC, The Love You Save, et I'll Be There) et devient l'un des fleurons de la Motown.
La « Jacksonmania » gagne rapidement le pays. Il y a même deux séries de dessins animés qui sont consacrées au groupe : The Jackson 5ive et The New Jackson 5ive Show (1971-1972, 24 épisodes au total). On y voit les cinq frères héros de séries animées illustrées par leurs plus grands tubes (deux par épisode). Les dessins des personnages ont été réalisés par Jack Davis, d'après des bandes vidéo. Les voix de chacun des héros étaient interprétées par des acteurs professionnels et non par les Jackson eux-mêmes. Le scénario du tout premier épisode raconte leur rencontre avec Berry Gordy, la signature de leur contrat, la présentation médiatique des Jackson 5 par Diana Ross et leurs débuts chez Motown.
En 1975, le groupe quitte Motown pour CBS. Jermaine, préférant rester au sein de la Motown quitte le groupe et se fait rapidement remplacer par Randy (né en 1961), le plus jeune des frères Jackson. Le nom Jackson Five étant la propriété de Motown, ils se firent donc appeler The Jacksons (« Les Jackson » en français). Le groupe prend désormais la direction de ses oeuvres et se produit alors notamment à Las Vegas. Par ailleurs, Jermaine rejoindra à nouveau le groupe dès 1984 (Album Victory). Les garçons mûrissant et s'essayant progressivement à des carrières solo (Michael mais aussi Jermaine), le groupe ralentira ses activités jusqu'à l'ultime album 2300 Jackson St. en 1989. Le groupe s'est réuni temporairement lors d'un concert en 2001 pour l'anniversaire des 30 ans de carrière de Michael. Une mini-série télévisée (quatre épisodes) est consacrée à la saga des Jackson, The Jacksons: An American Dream (1992). Albums sous le nom The Jackson Five
Discographie
01 Zip-A-Dee-Doo-Dah
02 Nobody
03 I Want You Back
04 Can You Remember
05 Standing in the Shadows of Love
06 You've Changed
07 My Cherie Amour
08 Who's Lovin' You
09 Chained
10 (I Know) I'm Losing You
11 Stand!
12 Born to Love You
01 The Love You Save
02 One More Chance
03 ABC
04 2-4-6-8
05 (Come 'Round Here) I'm The Only One
You Need
06 Don't Know Why I Love You
07 Never Had A Dream Come True
08 True Love Can Be Beautiful
09 La
La
(Means I Love You)
11 I Found That Girl
12 The Young Folks
Albums sous le nom The Jacksons
Liens www.jackson5abc.com (site en français)

01 I'll Be There
02 Ready or Not Here I Come (Can't Hide
from Love)
03 Oh How Happy
04 Bridge Over Troubled Water
05 Can I See You in the Morning
06 Goin' Back to Indiana
07 How Funky Is Your Chicken
08 Mama's Pearl
09 Reach In
10 Love I Saw in You Was Just a Mirage
11 Darling Dear
01 Have Yourself A Merry Little
Christmas
02
Santa Claus Is Comin' To Town
03
The Christmas Song
04
Up On The House Top
05
Frosty The Snowman
06
The Little Drummer Boy
07
Rudolph The Red-Nosed Reindeer
08
Christmas Won't Be The Same This Year
09
Give Love On Christmas Day
10 Someday At Christmas
11 I Saw Mommy Kissing Santa Claus
01 Maybe Tomorrow
02 She's Good
03 Never Can Say Goodbye
04 Wall
05 Petals
06 Sixteen Candles
07 (We've Got) Blue Skies
08 My Little Baby
09 It's Great to Be Here
10 Honey Chile
11 I will find a way
01 I Want You Back (bill Cosby-tommy
Smothers Intro)
02 Maybe Tomorrow (bill Cosby Intro)
03 The Day Basketball Was Saved (rosey
Grier Intro)
04 Stand
05 I Want To Take You Higher
06 Feelin' Alright
07 Medley : Walk On/the Love You Save
08 Goin' Back To Indiana
09 Who's Lovin' You (live In Gary,
Indiana)


01 Skywriter
02 Hallelujah Day
03 Boogie Man
04 Touch
05 Corner of the Sky
06 I Can't Quit Your Love
07 Uppermost
08 World of Sunshine
09 Ooh, I'd Love to Be With You
10 You Made Me What I Am












29 mars 2009
James Mtume
Anciennement percussionniste et jazzman, James Mtume se lança dans la
musique contemporaine et le Funk
vers la fin des années 70's et devint l'un des plus grands producteurs et
compositeurs de ces deux styles pendant les années 80's.
Fils du grand saxophoniste de jazz Jimmy Heath, James était
joueur de conga et percussionniste. Il a travaillé, fait des concerts avec Miles Davis et fait des duos sur
des albums de Heath Brothers,
Sonny Rollins, Herbie Hancock, Joe Henderson, et Freddie Hubbard.
Le groupe Mtume,
c'est aussi la chanteuse accomplie Tawatha
Agee, le clavier Phil
Fields, et le bassiste Ray
Johnson. Ils ont été numéro 1 aux hits R&B avec
les albums Juicy Fruit pour Epic
en 1983 et numéro 2 en 1984 avec You, Me and He.
Ils ont travaillé avec le label Epic jusqu'à la fin des années 80's, puis
T.Agee partit chanter en solo en 1987.
Le dernier succès du groupe fut "Breathless" en 1986.
Mtume a aussi fait équipe avec un ancien musicien de jazz, Reggie Lucas, qui a également fait partie de la bande de M. Davis dans les 70's. Ils ont produit et/ou écrit pour plusieurs artistes tels que Stephanie Mills, Roberta Flack / Donny Hathaway, Phyllis Hyman, Gary Bartz, Sadane, Lou Rawls, Rena Scott et Eddie Henderson à la fin des années 70's. Le duo a travaillé sur le LP "In Search of the rainbow Seekers" pour Epic en 1980. Mtume travailla à son compte en tant que producteur avec plusieurs artistes dont Levert, Tyrone Brunson, Roy Ayers, Henderson, Tease et Sue Ann.
27 mars 2009
Marva Wright, la reine du blues de la Nouvell-Orléans
Elle
possède une voix puissante, imprégnée de gospel, et depuis qu'elle sait fait
connaître sur la scène louisianaise, dans les années 1980, elle a enchaîné les
collaborations avec Joe Cocker, Bobby McFerrin ou Harry Connick Jr.
A 40 ans,
Marva Wright a un timbre
de voix idéal pour chanter le blues dans les différents clubs de Bourbon Street. Et c'est dans le mythique Absinthe Bar, un club des années 1820, qu'un producteur la remarque.
Malgré
les nombreuses propositions venues des majors, Marva Wright est toujours restée fidèle à son label de La Nouvelle-Orléans
(Mardi Gras) et a continué à se produire dans les bars de sa ville.
26 mars 2009
the Sister Sledge
Ce groupe, formé à Philadelphie à la fin de l’année 1971, est composé de quatre sœurs : Deborah ("Debbie", "Debra") ; Joan ("Joni") ; Kim et Kathy Sledge.
Elles ont de 12 à 17 ans lorsqu'elles débutent en tant que choristes dans leur église locale, se faisant remarquer non seulement par leurs voix mais aussi par leurs charismes naturels.
Mama Never Told Me sort en 1973 et Love Don't You Go en 1974 mais se font remarquer timidement.
Sous l'impulsion de Bernard Edwards et Nile Rodgers, les fondateurs du groupe Chic, elles deviennent leurs choristes ainsi que pour Al Jarreau et c'est en 1979 que le groupe Sister Sledge décolle avec leur single We Are Family et l'album du même nom qui suivra avec des chansons devenues des standards du genre He's The Greatest Dancer (reprise en 1997 par Will Smith sous le nom de Gettin' Jiggy Wit It), Lost In Music et Thinking Of You.
D'autres tubes suivront en 1980: Pretty Baby, Got To Love Somebody, en 1981 avec les fameux All American Girls (qui sera samplé par Sex Bomb de Tom Jones) et My Guy et en 1983 avec l’album Smile, Dancing On The Jagged Edge et Frankie seront leurs derniers succès.
25 mars 2009
the Isley Brother
Ce groupe a débuté sa carrière à Lincoln Heights (Ohio - USA) au début des années 1950.
Depuis leurs premiers enregistrements en 1955, les quatre frères (O'Kelly, Rodolpho, Ronald et Vernon Isley) sont rester actifs dans des styles variés tels que le gospel, le doo-wop, le R&B, la soul, le funk, le rock and roll et le disco.
The Isley Brother et le groupe possède le record d'avoir placé un titre dans le Top 100 du Billboard magazine au moins une fois par décennie entre les années 1950 et les années 2000. Ils sont également l'un des groupes dont les titres sont les plus repris et samplés dans l'histoire de la musique.
23 mars 2009
Edwin Birdsong
Fils d'un pasteur, il baigne d'abord dans la musique gospel et intègre le Los Angeles Community Choir où il rencontre des artistes tels que
Billy Preston ou Merry Clayton. Il participe à la guerre du Viet-Nam, puis,
après un passage en Allemagne, part pour New York où il est notamment étudiant
de la Juilliard
School, en classe de composition. Organiste amateur de Jazz,
de Blues mais aussi de Fusion, de Funk et de Rock, Edwin Birdsong sort deux albums inspirés
par tous ces courants : What It Is (1971) et Supernatural
(1973). C'est surtout sa collaboration avec Roy Ayers qui lui apporte un peu de
célébrité, avec les chansons Running Away et Freaky Deaky.
Méconnu du grand public, Edwin Birdsong a collaboré avec de nombreux artistes
tels que Stevie Wonder. En 2001, le duo Daft Punk utilise Cola bottle baby
de Edwin Birdsong comme sample de base pour leur titre Harder, better, faster
stronger.
08 décembre 2008
Aurra
Le groupe Aurra fut formé en 1980 par Steve Whashington (Trompette), Tom Lockett (Saxophone) et Starleana Young (Chant). Tous les 3 venaient de quitter le groupe Slave à cause de l'arrivée de Steve Arrington.
1981 _ Send your love
1982 _ A little love
1995 _ Anthology Aurra
07 décembre 2008
Chic, groupe de lègende
L'histoire de Chic commence à New-York en 1977. Bernards Edwards (basse), Nile Rogers (guitare) et Tony Thompson (batterie) engagent Norma Jean Wright et Alfa Anderson pour le chant. Ils enregistrent une démo Dance, Dance, Dance qui s'est vendu à plus d'un millions d'exemple une fois édité comme single en 1977. Norma Jean Wright est remplacé par Luci Martin.
C'est avec des single comme Le Freak, I want your love, Good times ou Everybody dance que le groupe Chic construit (et explose) sa popularité.
Le succès de Chic ainsi que son influence sur les courants musicaux de l'époque n'échappe à personne. Le groupe SugarHill Gang, avec leur titre Rapper's delight, a samplé le morceau Good times de Chic.
Après la fin de Chic, Nile Rogers n'en reste pas là car il collabora sur différents albums de : David Bowie (Let's dance), Madonna (Like a virgin), Mick Jaggers (She's the boss)...
Chic se reforme en 1992 mis le succès, lui, n'est pas au rendez-vous...
19 novembre 2008
Teddy Pendergrass

Theodore Pendergrass de son vrai nom est né le 26 mars 1950 à Philadephie en Pennsylvanie.
Il représente dans les années 70's le sex-symbol masculin
Afro-américain.
Mais sa carrière sera fauchée par un terrible accident
dont il ne s'en relèvera que plus fort...
Comme beaucoup de chanteurs de l'Amérique noire des 50's et 60's, Teddy Pendergrass bénéficie d'une éducation extrêmement religieuse et intègre très jeune les chorales et le gospel.
A
10ans il apprend par lui-même à jouer de la batterie. L'omniprésence de
la religion ne le freine pas lorsqu'il intègre son 1er groupe à 15ans
avant de devenir le batteur des Cadillacs.
En 1969, les membres de ce groupe sont amenés à devenir les acccompagnateurs de Harold Melvin & The Blue Notes.
Teddy Pendergrass jouera de la batterie et fera parti des choeurs
jusqu'en 1971 quand deux membres quittent le groupe...C'est ainsi que
le hasard laissera révèler les talents vocaux de Teddy et que Harold
Melvin lui demandera alors de devenir le chanteur du groupe.
Il n'est de secret pour personne, qu'à l'époque, les producteurs K.Gamble et L.STuff désiraient faire signer les Dells sur leur nouveau label Philadelphia International Records. Mais le groupe avait déjà signé avec Chess.
Remarquant alors que la voix de Teddy évoquait celle de Marvin Junior, ils signèrent avec Blue Notes.
En 1972, l'ascension du groupe ne fait que commencer avec leur 1er album Harold Melvin & The Blue Notes
dont les singles 'I Miss You', 'If You don't know me by now' ou 'Be for
Real'. Personne ne se doutait que les textes originaux avaient été
écrits au départ pour le groupe des Dells. Mais les titres s'adaptaient
magnifiquement au timbre de Pendergrass. Le succès se prolongera durant
les 10 années suivantes avec 'Black & Blue', 'Satisfaction
Guaranteed', 'The Love I lost', 'Wake Up Everybody'...il y en a
tellement!
'Wake Up Everybody' marquera la fin du groupe en
1977...Leur fulgurant succès séparera le groupe en deux Blue Notes
rivaux. H.Melvin signera chez ABC Records avec les Blue Notes officiels et Pendergrass débutera sa carrière solo avec Philadelphia.
Dès 1977 il sort son 1er album solo Teddy Pendergrass avec le single 'I don't Love You Anymore' qui se vendra à plus d'un million d'exemplaires!
Suivi de 'You can't Hide from Yourself' et 'The More I get, the More I want'.
Le chanteur confirmera sa popularité auprès des femmes en instituant ses fameux concerts "For Ladies Only"
avec distribution de sucettes en chocolat...(cela va sans dire l'effet
qu'il avait auprès des femmes...à la limite de l'hystérie!...ah le beau
Teddy!!!).
Ses prochains albums seront disques d'Or ou Platine.
En 1978, son 2nd album Life is a Song Worth Singing est un grand succès avec 'Close the Door' qui prend la tête des charts Soul (numéro 1) et des ventes. Un an plus tard, c'est la consécration avec Teddy et le single 'Turn Off the Lights', recueil d'érotisme.
Cela perdure que ce soit avec Teddy Live! Coast to Coast en 1979, TP et le single 'Love T.K.O.' composé par Womack & Womack en 1980, son duo avec Stephanie Mills sur 'I Feel the Fire' extrait de son 5ème album de 1981, It's Time For Love...
Les récompenses s'enchaînent: plusieurs nominations aux Grammy Awards entre 1977 et 1978, Révélation du nouvel artiste Pop aux Billboard's en 1977, un American Music Award pour le meilleur chanteur Pop R&B en 1978, etc...
Jusqu'à ce 18 mars 1982...tout s'interrompt avec cet horrible accident où Pendergrass perd le contrôle de sa voiture.
Séquelles
irréversibles pour Teddy... paralysie presque totale! Après presque un
an de rééducation, les obstacles sont loin d'être surmontés. Teddy
Pendergrass veut remonter sur scène mais le défi que représente l'image
d'un chanteur et séducteur en chaise roulante n'est pas simple.
Philadelphia
International Records sortira, pendant ce temps, 2 albums de morceaux
jamais édités 'This One's for You' en 1982 et 'Heaven Only knows' en
1983.
Mais Teddy change de label et signe avec Asylum/Elektra en 1983. Printemps 1984 sort son 6ème album Love Language comprenant le duo avec la jeune Whitney Houston 'Hold Me' et 'You're my choice Tonight (Choose Me)' composé par Marucs Miller et Luther Vandross. On parlera alors de résurrection, même si ils n'égaleront pas le succès d'antan.
Workin' It Back en 1985 ne connaitra pas la gloire.
Jusqu'à la sortie de Joy
en 1988 qui offre enfin à Teddy Pendergrass le 2ème numéro 1 de sa
carrière solo et confirme le grand retour du chanteur au timbre si
chaud et si sensuel. Le défi est presque gagné!
Sollicité de toute part, il poursuit son envolée en 1991 avec l'album Truly Blessed (également le titre de son autobiographie) qui obtient un 3ème numéro Un.
Ses autres albums: A Little More Magic (Asylum/Elektra-1993), You and I en 1997 et This Christmas I'd Rather Have Love en 1998 avec le label Surefire.
18 novembre 2008
The O'Jays
Groupe formé en 1958 à Canton, Ohio
- Eddie LeVert (Canton, Ohio, 16 juin 1942)
- Walter Williams (Canton, Ohio, 25 aout 1942)
- William Powell (Canton, Ohio, 1941- 26 mai 1977) - Powell remplacé par Sammy Strain (9 décembre 1940) en 1976 - Strain remplacé par Nathaniel Best en 1993
- Bill Isles, Bobby Massey (Groupe Vocale) - Départ de Isles en 1965 et de Massey en 1971
Quand ses fils Gerald et Sean ont voulu se lancer dans la musique au début des années 1980, Eddie Levert leur a recommandé d’écrire leurs propres chansons et d’assumer la production de leurs albums en studio, un conseil qui donne une idée de changements intervenus dans le métier du disque en l’espace d’un quart de siècle. Au début de leur parcours, les O’Jays d’Eddie Levert ont souffert d’être ballotés de maisons de disques en directeur artistique sans avoir la possibilité de donner leur avis, ce qui les a contraints à patienter une décennie avant de voir le succès s’installer durablement ; et même avec la réussite, l’autoritarisme en studio de leurs producteurs Gamble & Huff les a obligés à centrer leur répertoire autour de la chanson protestataire, un domaine qu’ils auraient parfois souhaités délaisser pour enregistrer des ballades et des textes plus légers. A terme, le conseil de Levert et ses fils a eu le mérite d’ouvrir les portes de la fortune au trio LeVert de Gerald et Sean qui se sont empressés d’inviter les O’Jays à se prendre en charge eux-mêmes en studio pour obtenir de leur propre initiative des best-sellers qu’ils n’espéraient plus.
En quatre décennies de présence continue sur les charts, le palmarès des O’Jays reste unique en son genre, avec un total de cinquante neufs hits dont près de la moitié ont accédés au Top 10 afro-américain, dix d’entre eux s’installant à la première place. Mais alors que le grand public s’est intéressé à eux au cours de la première moitié de leur carrière, à en croire le Hot 100 (Love Train en 1973 a même été Numéro Un Pop), leur audience s’est replié sur la communauté noire à partir de des années 1980, signe d’une certaine radicalisation du regard extérieur porté sur la soul. Quand on leur fait la remarque, les O’Jays se contentent de hausser les épaules en affirmant que le succès artistique ne jauge pas uniquement à la lecture des hit-parades. En enchainant les concerts par centaines chaque année, même aux périodes les plus difficiles de leur histoire, ils en ont donné une preuve évidente.
Dans les années cinquante, avec ses deux cent mille habitants, Canton fait partie de ces ville sidérurgiques qui font de l’Ohio l’un des principaux fournisseurs de l’industrie automobile de Detroit, un statut industriel qui explique la présence de nombreuses familles afro-américaines, comme celle des Levert. Eddi Levert à sept ans lorsqu’il rencontre à l’école primaire Walter Williams ; devenus inséparables, ils concrétisent quelques années plus tard leur fraternité en devenant les verts LeVert Brothers, un duo qui interprète des spirituals le dimanche sur une station de radio locale. En 1958, le doo-woop prend le pas sur le gospel avec l’arrivé de William Powell, Bobby Massey et Bill Ilses, et le quintette se fait connaître sous le nom de Triumphs.
Sous l’impulsion d’un promoteur de Canton qui compte sur leur gloire pour placer ses chansons, les Triumphs obtiennent une première audition chez Decca à New York, puis chez King à Cincinnati où Syd Nathan leur fait enregistrer en studio quelques chansons qu’il affirme vouloir publier sous le nom des Mascots, sans tenir sa promesse dans un premier temps. Déçus, les cinq chanteurs s’installent à Cleveland où le disc-jockey Eddie O’Jay les prend sous son aile en les présentant à Don Davis à Detroit qui produit en 1960 un premier 45-t publié sur Apollo, Miracles. De ce parrainage va naître leur identité définitive, celle des O’Jays.
Alors que Syd Nathan se décide enfin à sortir sur King certaines des faces qu’il avait en réserve, O’Jay envoie ses protégés à Los Angeles chez H.B Barnum, un ancien membre du groupe de doo-woop les Dootones, devenu patron des disques Little Star. Tout en leur trouvant des engagements comme choristes sur des séances de Nat « King » Cole ou de Lou Rawls, Barnum négocie pour leur compte un contrat avec Imperial pour qui les O’Jays enregistrent un leurs quatre premiers hits : Lonely Drifter en 1963, une relecture de Lipstick Traces (on a cigarette) du Néo-orléannais Benny Spellman et Let It All Out en 1965, et surtout Stand In for Love qui frôle le Top 100 à l’automne 1966.
Juste au moment où survient le succès, le rachat d’Impérial par Liberty pousse les O’Jays chez Minit mais leur carrière piétine et ils retournent à Cleveland où Bill Isles leur annonce son intention de les quitter. Pendant quelques mois, les quatre chanteurs restants songent à abandonner mais un passage à l’Apollo de Harlem les met en présence du producteur Richard King qui obtient eux un engagement chez Bell, la compagnie de Larry Uttall. Sous la direction de George Kerr, un ancien membre des Imperials, les O’Jays obtiennent à la fin de 1967 leur premier best-seller avec une ballade intitulée I’ll Be Sweeter Tomorrow (Than I Was Today) suivi de Look Over Your Shoulder, mais le hasard veut que Bell soit racheté à son tour et les O’Jays font une deuxième fois les frais de la situation.
Leur arrivé chez Neptune en 1969 s’effectue par l’entremise des Intruders qui recommandent les O’Jays à Kenny Gamble et Leon Huff. En l’espace d’un peu plus d’un an, les parrains du son de Philadelphie, assistés de Thom Bell et de Bobby Martin, commencent par façonner une image plus contemporaine pour les O’Jays, avec des titres comme One Night Affair et Looky looky (look at Me Girl) qui s’installent sans peine dans le Top 20. Une troisième fois, la chance tourne avant le quartette ait eu le temps de s’affirmer quand Neptune, dont la distribution est assurée par Chess Records à Chicago, doit fermer ses portes quelques mois après la mort de Leonard Chess. H.B. Barnum propose ses services mais les singles publiés à l’époque sur Saru et Little Star ne conduisent les O’Jays nulle part.
La roue tourne enfin en 1971 lorsque trois propositions surviennent simultanément ; outre Motown et le label Invictus du trio Holland-Dozier-Holland qui manifestent leur intérêt, la nouvelle compagnie formée par Gamble et Huff avec le financement de CBS, Philadelphia International, fait une offre à Eddie Levert qui insiste pour y associer ses condisciples. Seul Bobby Massey, persuadé que Gamble et Huff ne concédera aucune autonomie créative aux O’Jays, jette l’éponge à ce moment crucial de l’histoire du groupe ; devenu producteur, il assurera avant la fin de l’année la réussite des Ponderosa Twins + One.
Le temps va donner raison à Massey puisque Gamble & Huff guident étroitement la production discographique des trois O’Jays pendant quinze ans, tout en garantissant dans le même temps leur réussite. L’emprise de ces producteurs est d’autant plus forte pour le trio qu’il devient dès 1972 le navire amiral de la flotte Philadelphia International à qui il donne son tout premier Numéro Un, Back Stabbers. Jusqu'à la fin de la décennie, rien ne semble arrêter la machine des O’Jays qui publient sous leur nom neuf albums, tous disques d’or ou de platine. Avec deux Numéro Un Soul dont le second, Love Train, s’installe également tout en haut du Hot 100, Back Stabbers inaugure une série qui se poursuit avec Ship Ahoy, consacré par le platine en 1973, suivi l’année suivante de The O’Jays Live in London, puis Survival et Family Reunion (nouveau disque de platine) en 1975, Message in the Music en 1976, Travelin’ at the Speed of Throught en 1977, pour se terminer avec deux nouveaux recueils de platine en 1978 et 1979, So Full of Love et Identify Yourself.
En cette période de l’histoire des Etats-Unis, marquée par la fin de la guerre du Viêtnam et la démission du président Nixon, l’une des constantes du répertoire des O’Jays est l’usage récurrent de textes combatifs qui dénoncent l’esclavage (Ship Ahoy), l’hypocrisie (Back Stabbers et Don’t Call Me Brother en 1972 et 1973) et le pouvoir de l’argent (For the love of Money en 1974 et Rich Get Richer la saison suivante), prônent la prise de conscience sociale et politique (Give the People What They Want et Message in Our Music, tous deux Numéro Un en 1975 et 1976), et défendent des valeurs écologiques (This Air I Breathe en 1973). Sans doute parce qu’ils font savoir à Gamble et Huff leur besoin de sortir de cette image engagée, apparaissent peu à peu dans le palmarès des O’Jays des best-sellers moins chargés comme I Love Music (Part 1), Livin’ for the Weekend et Darlin’ Darlin’ Baby (Sweet, Tender, Love), tous respectivement Numéro Un en 1975, 1976 et 1977 ; c’est d’ailleurs avec une composition sans prétention, Use Ta Be My Girl, que le trio va obtenir son hit le plus solide, cinq semaines à la première place des charts Soul en 1978.
Même au faîte de leur gloire dans les années 1970, les O’Jays ne sont pas exonérés des pièges de l’existence. Le cancer dont souffre Williams Powell est pour eux un souci constant ; depuis le mois de janvier 1976, Powell continue à participer aux enregistrements du groupe mais se fait remplacer sur scène par Sammy Strain, longtemps associé à Little Anthony & the Imperials, membre à part entière du trio à la mort de Powell le 26 mai 1977. Mais c’est surtout avec la décennie suivante que surviennent durablement du Top 10 au lendemain du succès de Girl, Dont let It Get You Down, en troisième position des classements noirs pendant l’été 1980. Dès la publication de The Year 200 en 1980 et de My Favorite Person deux ans plus tard, leur ventes diminue sensiblement pour atteindre le fond en 1984 avec Love and More. Sur le front des singles, aucun des dix titres qu’ils conduisent dans les charts ne dépasse la treizième place, un palmarès dont beaucoup d’artistes se seraient contentés mais qui se situe nettement en retrait des habitudes des O’Jays.
Plusieurs éléments permettent d’expliquer cette traversée du désert. S’ils ont réussi à échapper à la concurrence du disco, Gamble & Huff ayant eu l’intelligence d’adapter leur répertoire à l’atmosphère ambiante avec des compositions bien dans l’air du temps comme I Love Music, l’évolution brusque des modes au début de l’air Reagan ne joue pas en leur faveur ; mais avant tout, Eddie Levert attribue la désaffection de la communauté noire à la tournée qu’ils effectuent en Afrique du Sud au début de la décennie. Accusés d’avoir trahie la cause des adversaires de l’apartheid, montrés du doigt par les Nations Unies qui les inscrivent sur la liste des artistes réfractaires au boycott culturel officiellement mis en place contre Pretoria, les O’Jays voient s’évanouir une partie de la crédibilité dont ils disposaient dans les ghettos d’Amérique et leur palmarès en souffre durablement, même si les tournées continuent à s’enchaîner.
Le rebondissement qu’ils n’espéraient plus se produit en 1987, au moment où Eddie Levert s’apprêtait à renoncer à la scène. La chanson Lovin’ You, il s’agit d’une ballade signée Gamble et Huff vieille de dix ans qui surprend tout le monde chez Philadelphia International lorsqu’elle s’installe à la première place des classements Black le 7 novembre 1987. « Ce jour-là, je me suis dit que nous n’étions pas encore finis » avoue Levert. Dans le sillage de Lovin’ You, la chanson qui a donné son titre à l’album Let Me Touch You prend à son tour le chemin du Top 10 et les O’Jays reprennent leurs droits sur l’univers du R&B. De toute évidence, la période est propice au changement pour les O’Jays qui se séparent de Gamble & Huff ; les relations ont souvent été conflictuelles entre les deux producteurs, mais jamais à ce point et le trio reprend sa liberté en signant chez EMI qui assurait depuis quelques années déjà la distribution de Philadelphia International.
En l’espace de quatre ans, outre un recueil de Noël comme le monde anglo-saxon les aime (Home for Christmas en 1991), le trio publie deux albums qui entrent dans la liste des meilleures ventes : Serious en 1989 et Emotionally Yours, disque d’or deux ans plus tard. Pour la première fois de leur carrière, les O’Jays sont en mesure de produire eux-mêmes leurs enregistrements et ils en profitent pour adapter leur image à l’évolution de la soul. En faisant appel au fils d’Eddie Levert, Gerald et à son complice du groupe LeVert, Marc Gordon, particulièrement en phase avec le marché R&B contemporain, les O’Jays rajeunissent sensiblement leur production et obtiennent une nouvelle série de best-sellers. Have You Had Your Love Today, Numéro Un Black en 1989, propose de un interlude du rapper Jazz tandis que Emotionally Yours transforme une composition de Bob Dylan en hymne gospel deux ans plus tard, avec la complicité de Will Downing, de LeVert, d’Evelyn « Champagne » King et de Phyllis Hyman dans les chœurs. On pourrait également citer Serious Hold on Me en 1989, Don’t Let Me Down et Keep On Lovin’ Me en 1991, qui contribuent à redorer le blason du trio.
Pour les O’Jays, ce retour sur le devant de la scène est comme un dernier défi, un pari réussi qui leur permet de poursuivre leur carrière aujourd’hui en toute sérénité. Depuis 1993, Nathaniel Best est venu succéder à Sammy Strain, parti reprendre sa place au sein des Imperials. Si les recueils suivants Heartbreaker en 1993 et Love You to Tears, publié par Global Soul en 1997, n’ont pas connu un succès comparable à celui des albums précédents, la retraite est loin des préoccupations du trio qui continue a multiplier les apparitions sur scène à longueur d’année et dont on peut s’attendre à ce qu’il rebondissent une nouvelle fois dans l’avenir, comme l’a fait Eddie Levert en 1995 en co-signant avec son père le best-seller Father and Son.
Discographie
1977 : Travelin' at the Speed of Thought
Biographie tirée de l'ouvrage Encyclopédie du Rhythm & Blues et de la Soul de Sebastian Danchin, éditions Fayard (2002).
17 novembre 2008
MFSB
A l’image de Booker T. & the MG’s chez Stax, des frères Hodges chez Hi, des Meters à La Nouvelle-Orléans ou des Funk Brothers chez Motown, l’orchestre des Sigma Sound Studios à Philadelphie a largement œuvré pour la gloire de la soul locale. A force d’accompagner les principaux artistes produits par Kenny Gamble et Leon Huff dès les années soixante, la section rythmique de Sigma Sound enregistre divers 45-t sous des identités fluctuantes : les Music Makers pour une version instrumentale de (We’ll Be) United des Intruders au début de 1968, Cliff Nobles and Co. Pour The Horse quelques mois plus tard. The Electric Indian pour Keem-O-Sabe en 1969.
Avec la création de Philadelphie International Recording au début de la décennie suivante, la section rythmique s’étoffe peu à peu autour du batteur Earl Young, des bassistes Larry Moore et Ronnie Baker, de l’organiste Lenny Pakula, des guitaristes Norman Harris, James Herb Smith, Roland Chambers et Bobby Eli, des percussionnistes Vincent « Vince » Montana, Miguel Fuentes, Quinton Joseph et Larry Washington, avec l’apport de sections de cuivres, de cordes et de bois très fournies, le tout placé sous la direction de Gamble & Huff ou des arrangeurs Dexter Wansel, Thom Bell, Bobby Martin, Don Renaldo et Vince Montana.
L’idée de mettre en lumière leur savoir-faire instrumental naît en 1973 avec l’album MFSB qui fige l’identité de l’orchestre autour de quatre lettres reflétant l’atmosphère familiale et la cohésion caractéristiques de Sigma Sound : M pour Mothers, F pour Fathers, S pour Sisters, B pour Brothers. Le disque qui va mettre le feu aux poudres en devenant l’un des albums les plus vendus de 1974 s’intitule Love Is The Message ; la plage responsable de ce succès a été baptisée TSOP en l’honneur du style auquel l’orchestre est associé, The Sound of Philadelphia.
La genèse de cette composition de Gamble et Huff remonte à quelques mois lorsque Don Cornelius, producteur de l’émission télévisée Soul Train, fait savoir aux dirigeant de P.I.R qu’il est à la recherche d’un nouvel indicatif, les héritiers de King Curtis ayant refusés de lui vendre les droits de Hot Patatoes dont il se servait jusqu’alors. Les musiciens de MFSB se mettent aussitôt au travail; après une série de tâtonnements, ils mettent au point une plage instrumentale à la fin de laquelle les Three Degrees viennent placer leur voix. Associé à l’émission Soul Train pendant dix ans, TSOP sort en 45-t sous la pression des téléspectateurs pour prendre simultanément la tête du Hot 100 et des charts Soul le 20 avril 1974 avant de devenir disque d’or.
Ce best-seller fait sortir de l’ombre MFSB qui commence par retrouver les Three Degrees pour Love Is the Message, avant d’enchaîner les albums jusqu’à la fin de la décennie sur Philadelphia International. Après Universal Love dont la première plage, Sexy, ne rate que d’une place la tête des classements noirs en 1975, la série se poursuit au cours des mois suivants avec les recueils Philadelphia Freedom et Summertime, pour s’achever en 1981 avec Mysteries of the World, publié sur un nouveau label de Gamble et Huff au nom approprié, TSOP. En raison se da taille importante pusqu’il comprend en moyenne de vingt-cinq à trente musiciens, l’orchestre limite ses prestations sur scène à quelques occasions exceptionnelles, ce qui ne l’empêche pas de continuer à fournir des hits aux principales vedettes du tamdem Gamble & Huff (Teddy Pandergrass, les O’Jays, Jean Carn…) mais aussi aux artistes extérieurs à la compagnie qui ont choisi d’enregistrer à Sigma Sound, comme les Stylistics, les Spinners ou Melba Moore
Les membres du groupes :
- Earl Young - Batterie
- Larry Moore et Ronnie Baker - Basse
- Lenny Pakula - Orgue
- Norman Harris, James Herb Smith, Roland Chambers et Bobby Eli - Guitare
- Vincent "Vince" Montana, Miguel Fuentes, Quinton Joseph et Larry Washington - Percussion
Biographie tirée de l'ouvrage Encyclopédie du Rhythm & Blues et de la Soul de Sebastian Danchin, éditions Fayard (2002)
09 novembre 2008
Jewels in the Crown : All-Star Duets With the Queen
Le 13 novembre 2007, sort une compilation mettant en avant "the Queen of Soul" : Aretha Franklin.
16 titres, 16 duos avec la grande Aretha Franklin et des artistes qui ont marqué la musique (Franck Sinatra, Luther Vandross, Mary J. Blige, Whitney Houston, Keith Richards... ainsi que d'autres artistes moins bon (avis personel).
Tracklist :
Aretha Franklin – Jewels in the Crown
01
Jumpin' Jack Flash (with Keith Richards and Ron Wood)
02 Sisters
Are Doin' It for Themselve (with Annie Lennox)
03 I Knew You Were
Waiting (For Me) (with George Michael)
04 What Now My Love (with
Frank Sinatra)
05 Put You Up on Game (with Fantasia Barrino)
06
What Y'all Came to Do (with John Legend)
07 Never Gonna Break My
Faith (with Mary J. Blige and Boys Choir of Harlem)
08 Through the
Storm (with Elton John)
09 It Isn't, It Wasn't, It Ain't Never
Gonna Be (with Whitney Houston)
10 (You Make Me Feel) Like A
Natural Woman (Live) (with
Gloria Estefan and Bonnie Raitt)
11 Doctor's Orders (with Luther
Vandross)
12 Ever Changing Times (with Michael McDonald)
13
Chain of Fools (Live) (with Mariah Carey)
14
Don't Waste Your Time (featuring Mary J. Blige)
15 love all the
hurt away (featuring George Bbenson)
16
nessun dorma (with the New York Recording Orchestra)
05 novembre 2008
Sharon Jones is "the Soul Sister n°1" !!
Sharon
Jones est née dans la ville natale de James Brown à Augusta, en Georgie. Comme
de très grands chanteurs de Soul , tel James Brown ou Aretha Franklin, elle a
commencé à chanter très jeune à l’église. Avec son sens inné du show, son
talent l’a rapidement amené à s'imposer comme une leader dans plusieurs
groupes. Il n’a pas fallu longtemps avant qu’elle ne joue avec les plus grands
noms de la soul, dont les Four Tops, Peaches & Herb, The Drifters, et Macéo
Parker. Très vite, elle a acquit une présence scénique et a appris à utiliser
sa voix à la fois douce et rauque pour captiver le public et le faire bouger
sur le dancefloor. Son association avec les Dap Kings, fondateurs du label
Daptone, fait des merveilles depuis 2004.
En deux
ans seulement (depuis la sortie de Naturally), la notoriété de Sharon Jones
& The Dap Kings a grandi à vue d'œil. Le temps est désormais venu pour
Sharon Jones & The Dap Kings de franchir une nouvelle étape dans leur
carrière et de conquérir un public plus large encore…
Comme
Naturally, 100 Days 100 Nights a été enregistré dans leur propre studio de
Bushwick à Brooklyn, et respire plus que jamais ce son unique si prisé de leurs
fans et des connaisseurs. Jamais celui-ci n'a été délivré avec autant d'énergie
funk et de finesse qu'il ne l'est sur cet album charnière, leur plus belle
réussite à ce jour. Plus maîtrisé et homogène encore que leurs précédents
efforts, 100 Days 100 Nights concentre toutes les qualités d'un grand disque,
percutant, chargé d'émotions et comme traversé par un grain de folie permanent
qui confine au génie.
Avec ce disque, les Dap Kings s'imposent comme les
maîtres incontestés du genre : nombreux sont ceux qui, de Ghostface Killah à
Lily Allen en passant par Robbie Williams et Amy Winehouse (dont ils ont
composés une bonne partie du Back To Black) sont venusfrapper ces derniers
temps aux portes des Studios Daptone pour y puiser ce son inimitable et y
profiter de l'expérience de Gabe "Bosco Mann " Roth, arrangeur subtil
et principal artisan du succès des Dap Kings. De son côté, Sharon Jones,
véritable Soul Sister Number One, est devenue très demandée et a profité de ces
derniers mois pour apporter sa collaboration aux projets de Lou Reed, Rufus
Wainwright, They Might Be Giants et bien d'autres…
SHARON is the « SOUL SISTER N°1 » !
2007
"100 Days 100 Nights" (Ter à Terre / Discograph) CD/LP
2005/2006
"Naturally" (TerATerre/Discograph) CD/LP
2004
"Dap Dippin'with Sharon Jones and the Dap-Kings" (TerATerre/Night&Day)
CD/LP
http://ter.a.terre.free.fr/site/sharon.htm
http://www.myspace.com/sharonjonesandthedapkings
Since the
2005 release of their Naturally LP, the band has continued to build a worldwide
following for their raw soulful recordings and blistering live performances.
Like
Naturally, 100 Days 100 Nights was recorded in their self-built and
self-operated studio in Bushwick, Brooklyn, and bares the unmistakable
Dap-Kings Soul Sound. This sound has never been delivered with a such funk
energy & soul sensitivity: this new record is certainly their best release
at this time, and an important turning point on their career. By his skill and
homogenity, 100 Days 100 Nights concentrate all the qualities of a great
record, brutal, soulful and crossing by a great raving madness.
With this
new record, the Dap-Kings just became the unquestionnable masters of the soul
funk music: Ghostface Killah, Lily Allen, Robbie Williams or Amy Winehouse have
been among those who came knocking at Daptone's door, seeking the inimitable
Dap-Kings sound. Meanwhile, Sharon Jones, "the soul sister number
one", became very in demand and collaborate on different projects from Lou
Reed, Rufus Wainwright, They Might Be Giants and many others...
05 octobre 2008
Aretha Franklin - Respect
Aretha Franklin - Respect
Vidéo envoyée par SorcierApokalyps
clip d'Aretha Franklin (Respect)
13 septembre 2008
Instant Funk
Le groupe INSTANT FUNK fait sa première apparition sur vynil en 76 avec le lp "Get down with the philly jump" sur le label TSOP (The Sound Of Philadelphia).
Puis viennent 6 albums entre 1979 et 1983, tous
chez SALSOUL records. Produit par Bunny Sigler (Bundino Siggalucci),
qui apparaît souvent avec son frère Jimmy Sigler.
INSTANT FUNK à son complet est constitué principalement de 9 musiciens dont :
Raymond
EARL,
Bass
Kim
MILLER, Guitar
Scotty
MILLER, Batterie
Dennis
RICHARDSON, Piano
James CARMICHAEL, Chants
Larry DAVIS,
Trompette
George BELL, Guitare
Charles WILLIAMS, Congas
Johnny
ONDERLINDE, Saxo
(En
gras la formation de départ)
A noter quand même que sur le lp "Kinky" il y a dans 2 morceaux des passages "Rapper", c'est à cette époque ou le Funk flirtait le plus avec le RAP et vis versa d'ailleurs. L'intro du morceau "Don't call me brother" fais bizarrement penser à celle du RAP "New York New York" de Grand MasterFlash & The Furious Five sortie a la même époque ...
Discographie
10 septembre 2008
The Gap Band
Le
groupe Gap
Band
est constitué des frères Wilson,
Ronnie,
Robert
et Charles
qui jouent
respectivement de la trompette, de la basse et du
clavier, et chantent tous les 3 avec des voix extraordinaires qui on
parfois des accents de gospel.
Ceci n'est pas étonnant car
accompagnés de leur mère au piano, dans les années
50, ils chantaient tous les dimanches dans le temple de leur père
avant ses sermons.
En 67, Ronnie (l'aîné) forme le
Gap
Band
avec deux autres musiciens. Ses frères ne le rejoindront que
plus tard.
Le nom du groupe est donné par les initiales de
trois rues de leur quartier Greenwod,
Archer
et Pine.
Ils
ont fait à leur début, les premières parties de
Ike Turner et des Rolling Stones.
A partir de 79, ils signent chez
Mercury (production
Lonnie Simmons pour Total Experience)
toute
une série d'albums numérotés (sauf le premier),
et connaîtront un énorme succès en France en 83,
avec le morceau "Party
train"
qui démarre lentement pour finir en puissance tout comme son
fameux clip avec un concours de danse sur un ring qui finit sur une
démo de smurf et de break.
Ronnie et Charles co-produisent
leurs albums à partir de 83.
Discographie

"The Gap Band" (1977 chez Tatoo)













































