the Funky Soul story

Du Funk à la Soul en passant par du son Jazzy et autres richesses de la Black musik, les jeudis 22h/00 sur Booster FM (89.1 pour Toulouse / www.boosterfm.net) et les dimanches 21h/22h sur Radio Albigés (95.4 & 104.2 pour le Tarn / www.radioalbiges.com)

03 janvier 2008

James Brown

James Brown, alias The Godfather of Soul, alias Mr. Dynamite, est un chanteur et musicien américain né le 3 mai 1933.

Initiateur du funk, il a eu une très grande influence sur la soul, le Rhythm and Blues, le gospel.
Il est aussi renommé pour ses performances scéniques.

  • Jeunesse

Il voudrait être né le 3 mai 1928 à Barnwell (Caroline du Sud), bien qu'il déclare lui-même être né en 1933 à Macon (Georgie). Peu après sa naissance ses parents déménagent à Augusta (Georgie).

La famille étant pauvre, le jeune James les aide en ramassant du coton chez les propriétaires environnants ou en cirant les chaussures dans le centre ville. À cette même époque il commence à se produire dans les salles de danse de la région d'Augusta, mais il tombe petit à petit dans la délinquance. À 16 ans il commet une attaque à mains armées pour laquelle il est condamné dans un centre de détention juvénile. Trois ans plus tard, sa peine est allégée et il est relâché à la condition de ne pas retourner à Augusta et de trouver un emploi.

Il devient alternativement boxeur, joueur de baseball puis il fini par se tourner complètement vers la musique.

  • The Famous Flames

Il rencontre un autre chanteur, Bobby Byrd, et intègre son groupe de rhythm and blues Avon, dont le style évolue et qui sera rapidement renommé The Famous Flames puis James Brown with The Famous Flames. Le groupe se produit principalement dans le sud des États-Unis puis connaît le succès en 1956 avec le hit "Please, Please, Please" qui s'écoulera à 1 million d'exemplaires.

Malgré ce premier single à grand succès, les neuf qui suivirent furent tous des échecs et le producteur du groupe était prêt à rompre leur contrat... ce qui n'arriva pas puisque le single suivant, Try Me (1958), se plaça directement numéro 1 des titres R&B. Ce nouveau hit fut suivi d'autres succès, I'll Go Crazy (1959) et Bewildered (1960).

Night Train (1961) est considéré aujourd'hui comme le premier album caractéristique de James Brown, avec un son instrumental, un rythme très présent et une rapidité qui marqua profondément dès sa sortie. La majorité des chansons du groupe depuis les débuts étant écrites ou co-écrites par James et son charisme surpassant tout, il s'imposa naturellement au point que les autres membres du groupe devinrent simples accompagnateurs du chanteur.

  • Vers la gloire

Alors que la plupart des succès du début de carrière de James Brown dans les États du Sud et dans les TopTen sont des titres Rhythm’n & Blues, lui-même et les Flames ne rencontraient pas la notoriété nationale avant la parution du disque en public “Live At Apollo” (spectacle realisé en auto-production en 1963). Brown poursuit ce succès avec une série de 45 tours qui, comme le travail d'Alen Toussaint, pose les bases du style Funk. La parution en 1964 de “Out of sight” ainsi que “Night train” ont servi de fondation au nouveau son de James Brown. Ces arrangements bruts et sans fioritures, les cuivres et la batterie occupant le centre du mix stéréo, et le chant de Brown ajoutant encore a la pulsation rythmique de l’ensemble.

"Papa's Got A Brand New Bag" and "I Got You (I Feel Good)", tous deux sortis en 1965, furent des numéros 1 dans les classements R&B, demeurant les meilleures ventes dans les magasins noirs pour tout un mois, devenant par la même les premiers Top 10 de sa carrière. Chacun de ces deux titres sont considérés de nos jours comme des titres phares et représentent le plus important travail de la seconde période de sa discographie.

Brown aime faire des ajustements créatifs dans ses chansons pour plus de succès. Il a notamment accéléré le tempo de "Papa's Got a Brand New Bag" afin de le rendre plus intense et commercial. "Cold Sweat" (1967) fut considéré comme une démarcation au niveau des paroles et un potentiel de succès plus élevé. Les critiques musicales y voyant un point d'orgue de la musique des années 60. Mélangé avec ses fameux titres rythmés de la décennie il faut également compter avec les ballades telles que le cultissime "It's a Man's, Man's, Man's World" (1965), ainsi que quelques titres assez Broadway.

  • Les années 60: « Ain't It Funky Now »

JB employa des musiciens et des arrangeurs issus du jazz, mais en tant que leader et auteur, il privilégia la simplicité du rythme RnB à la complexité et la précision du jazz. Le groupe inclue le trompettiste Lewis Hamlin, le saxophoniste Alfred "Pee Wee" Ellis, le guitariste Jimmy Nolen (qui imposa des riffs simples pour chaque chansons) et le saxophoniste Maceo Parker.
D'autres formations temporaires ont inclus le chanteur Bobby Byrd, le batteur John "Jobo" Starks, Clyde Stubblefield, Melvin Parker (frère de Maceo), le saxophoniste St. Clair Pinckney, le trombone Fred Wesley, et le guitariste Alphonso Kellum.

A la fin des années 60, Brown redéfinit encore son style avec "I Got the Feelin", "Licking Stick-Licking Stick" (1968) et "Funky Drummer" (1969). Dans ces titres, il abandonne le chant traditionnel pour une approche plus rythmique calquée sur la musique (donc très rarement mélodique).
Régulièrement apparaissent des parties parlées, directement au public, à la façon des rappeurs (avant l'heure). Il introduit aussi beaucoup de ruptures de rythmes et de breaks, il déstructure.
Ses chansons se politisent aussi, critiquent la société, revendiquent, les meilleurs exemples étant "Say It Loud (I'm Black and I'm Proud)" (1968) et "I Don't Want Nobody to Give Me Nothing (Open Up the Door I'll Get It Myself)" 1970).

Ce nouveau style, le Funk, influence beaucoup d'artistes comme Sly and The Family Stone, The Temptations, toute

la Motown

, jusqu'aux nouvelles générations, dont Michael Jackson ou Prince. James Brown est aussi l'artiste le plus samplé, que ce soit par des DJ ou d'autres artistes.

  • Les années 70: The JB's

En 1970, la majorité des membres du groupe de James Brown l'ont quitté pour de meilleures opportunités. Il crée donc un nouveau groupe avec Bobby Byrd incluant le bassiste Bootsy Collins, le guitariste Catfish Collins, le tromboniste Fred Wesley. Ce nouveau groupe fut baptisé The JB's et fit ses armes avec le titre « (Get Up I Fell Like Being a) Sex Machine ».

Dans le désir de rester, Brown achète des stations de radio et crée son propre label chez Polydor, People, dans lequel il produira aussi certains de ses amis (dont Bobby Byrd, Lyn Collins, Myra Barnes, et Hank Ballard). Il s'est beaucoup investi dans les albums qu'il a produit, si bien qu'on reconnaît systématiquement son style derrière cette musique.

Ses productions personnelles à cette époque résument les innovations musicales des 20 années précédentes ; c'est l'époque de « The Payback » (1973), « Papa Don't Take No Mess » (1974), « Funky President » (1975), « Get Up Offa That Thing » (1976),... En 1973 il signe aussi la bande originale du film blaxploitation Black Caesar.

Miles Davis et d'autres musiciens de jazz citent alors James Brown comme une influence majeure sur leurs styles.

  • Les années 80

James Brown serre la main de l'artiste peintre Dan Groover, qui lui remet un tableau lors de sa tournée en Guadeloupe dans les années 80

A la fin des années 70, Mr Dynamite a déjà définitivement assis son statut de star. Son groupe se sépare encore, chacun ayant ses propres ambitions (comme Bootsy Collins).
C'est alors l'avènement du disco, et le chanteur, qui avait anticipé le mouvement y participe un peu (dès 1976 certains titres sonnent disco).

A partir de cette période, il est beaucoup moins prolifique et actif.

Il adopte un style musical plus grand public, il obtient un rôle de prêtre déjanté dans le film The Blues Brothers et il interprète la bande originale de Rocky IV avec le titre Living in America (1985). Il collabore aussi avec les groupes hip hop et RnB du moment (Static en 1988).

  • Aujourd'hui

Malgré un réel retour en haut des charts à la fin des années 80, the godfather of soul est depuis beaucoup moins prolifique et se fait surtout remarquer pour ses problèmes judiciaires.
En 1988 il est arrêté pour excès de vitesse puis emprisonné pour détention d'armes et sa consommation de PCP. Il est condamné à six ans de prison (peine commuée en trois ans, il sort en 1991).

Depuis, il alterne entre périodes de désintoxication, arrestations pour possession de drogue, arrestations pour violences conjugales... mais aussi périodes où il continue à enregistrer et à se produire à travers le monde.

Il a été marié quatre fois, à six enfants et vit en Caroline du Sud.

Récemment, il a fait une chanson avec les Black Eyed Peas sur leur dernier album Monkey Business intitulée "They don't wan't music". On reconnaît bien son style jazz rétro mélangé au rythme plus moderne des Black Eyed Peas

Anecdotes

  • Le 11 novembre 2003, le maire d'Augusta Charles Delaney inaugure le James Brown Boulevard. Un projet de statue du chanteur a été retardé à cause de ses ennuis judiciaires.

  • James Brown apparaît dans le film de Jackie Chan The Tuxedo.

  • En décembre 2004 on lui diagnostique un cancer de la prostate; celui-ci a été totalement guéri suite à une intervention chirurgicale.

Discographie

Albums


Please, Please, Please - 1959

Try me - 1959

Think - 1960

The Amaing James Brown - 1961

James Brown presents hits band / Night Train - 1961

Shout and Shimmy - 1962

James Brown and His Famous Flames Tour the USA - 1962

Live at the Apollo - 1963

Prisoner of love - 1963

Pure Dynamite : Live at the Royal - 1964

Showtime - 1964

The unbeatable James Brown -1964

Grits and Soul -1964

Out of Sight - 1964

Papa's got a brang new gag - 1965

I got you (I feel good) - 1966

James Brown plays James Brown today and yesterday - 1966

Mighty instrumentals - 1966

James Brown plays new breed (the Boo-Ga-Loo) - 1966

Soul Brother n°1 : It's a man's man's man's world - 1966

James Brown sings Christmas songs - 1966

Handful of Soul - 1966

The James Brown show - 1967

Sings raw soul - 1967

James Brown plays The Real Thing - 1967

Live at the Garden - 1967

Cold sweat - 1967

James Brown presents His show of tomorrow - 1968

I can't stand myself - 1968

I got the feelin' - 1968

Live at the Apollo, vol.2 - 1968

James Brown sings Out of sight - 1968

Thinking about little Willie Jhon and a Few nice things - 1968

A soulful Christmas - 1968

Say it loud, I'm black and I'm proud - 1969

Gettin' down to it - 1969

The popcorn - 1969

It's a mother - 1969

Ain't it funky - 1970

Soul on top - 1970

It's a new day - Let a man come in - 1970

Sex machine - 1970

Hey america - 1970

Super bad - 1970

Sho' Is finky down here - 1971

Hot pants - 1971

Revolution of the mind / Live at the Apollo vol. 3 - 1971

There It Is - 1972

Get on the good ffot - 1972

Sou l classics - 1972

Soul classics, vol.2 - 1973

Black Ceasar - 1973

Slaughter's big rip-off - 1973

The payback - 1974

Hell - 1974

Reality - 1965

Sex machine today - 1975

Everybody's doin' the hustle and dead on the double bump - 1975

Hot - 1976

Get up offa that thing - 1976

Bodyheat - 1976

Mutha's nature - 1977

Solid gold - 1977

The fabulous James Brown -1977

Jam 1980's - 1978

Take a look at those cakes - 1979

The original disco man - 1979

Peolple - 1980

Hot on the one - 1980

Soul syndrome - 1980

Can your heart stand it ? - 1981

The best of James Brown - 1981

Non stop ! - 1981

Live in New-York - 1981

Bring It on - 1983

Roots of a revolution - 1984

The federal years, part 1 - 1984

The federal years, part 2 - 1984

Ain't that a groove " The James Brown story 1970-1973" - 1984

Doing It to death "The James Brown story 1970-1973" - 1984

Dead on the heavy funk "1974-1976" - 1985

The cd of JB : Sex machine and other soul classics - 1985

The LP of JB - 1986

Gravity - 1986

In the jungle groove - 1986

James Brown and friends - 1988

Motherlode - 1988

I'm real - 1988

Star time - 1991

Messin' with the blues - 1991

Greatest hits - 1991

Love over-due - 1991

Chronicles - Soul pride - 1993

Universal James Brown - 1993

Funky president - 1993

Liva at the Apollo - 1995

JB40 : 40th anniversary collection - 1996

On stage -1997


Singles


1956     Please, please, please (R&B #5)

1959     I want you so bad (R&B #20)

            Try me (R&B #1, US #48)

1960     I'll go crazy (R&B #15)

Think (R&B #7, US #33)

This old heart (R&B #20, US #79)

You've got the power (R&B #14, US #86)

The bells (US #68)

1961     Baby, you're right (R&B #2, US #49)

            Bewildered (R&B #8, US#40)

            I don't mind (R&B #4, US#47)

            Just you and me, darling (R&B #17)

1962     Lost someone (R&B #2, US #48)

            Mashed potatoes U.S.A. (R&B #21, US #82)

            Night train (R&B #5, US #35)

            Shout and Shimmy (R&B #16, US #61)

            Three herats in a trangle (R&B #18, US#93)

1963     Every beat of my heart (US #99)

            Like a baby (R&B #24)

            Prisonner of love (R&B #6, US #18)

            Signed, sealed and Delivred (US #77)

            These foolish things (US #55)

1964     Caldonia (R&B #95, US #95)

            Oh baby don't you weep - part 1 (US #23)

            Out of sight (R&B #24, US #24)

            Please, please, please (reissue, R&B #95, US #95)

            The things that I used to do (R&B #99, US #99)

1965     Have mercy baby (R&B #92, US #92)

            I got you (I feel good) (R&B #1, US #3)

Papa's got a brang new bag - part 1 (R&B #1, US #8)

            Try me (reissue, R&B #34, US "#63)

1966     Ain't that a groove - part 1 & 2 (R&B #6, US #42

            Don't be a drop-out (R&B #4, US #50)

            I'll crazy (reissue R&B #38, US #73)

            It's a man's man's man's wolrd (R&B #1, US #8)

            Lost someone (reissue US #94)

            Money won't change you - part1 (US #53)

            Sweet little baby boy - part 1 (Us #8)

1967     Bring It up (US #29)

            Cold sweat - part 1 (R&B #1, US #7)

            Get It together - part 1 (US #40)

            Kansas City (R&B #21, US #55)

            Let yourself go (R&B #5, US #46)

            Think (reissue, US #100)

1968     America Is my home - part1 (R&B #13, US #52)

            Goodbye my love (US #31)

            I can't stand myself (When you touch me) (R&B #4, US #28)

            I got the feelin (R&B #1, US # 6)

            I guess I'll have to cry, cry, cry (R&B #15, US #55)

            Licking stick - lincking stick - part 1 (R&B #2, US #14)

            Say It loud - I'm black and I'm proud - part 1 (R&B #1, US #10)

            There was a time (R&B #3, US #36)

            Tit for tat (Ain't no taking back) (US #86)

            You've got to change your mind (R&B #47)

1969     Ain't It funky now (R&B #3, US #24)

            Give It up or turnit a loose (R&B #1, US #15)

            I don't want nobody to give me nothing (R&B #3, US #20)

            Let a man come in and do the popcorn - part 1 (R&B #2, US #21)

            Lowdown popcorn (R&B #16, US#41)

            Mother popcorn (You got to have a mother for me - part 1 (R&B #1, US #11)

            The popcorn (R&B #11, US #30)

1970     Ain"t It funky now (US #24)

            Brother rapp - part 1 & 2 (US #32)

            Funky drummer - part 1 (US #51)

            Get up (I feel like being like a) Sex machine - part 1 (R&B #2, US #15)

            It's a new day - part 1 & 2 (US # 32)

            Santa Claus Is definity here to say (US #7)

            Super bad - part 1 & 2 (R&B #1, US #13)

1971     Escape-ism - part 1 (R&B #6, US #35)

            Get up, get into It, get involved - part 1 (R&B #4, US #34)

Hot pants part 1 (R&B #1, US #15)

            I cried (R&B #15, US #50)

            I'm a greedy man - part 1 (R&B #7, US #35)

            Make It funky - part 1 (R&B #1, US #22)

            Soul power - part 1 (R&B #3, US #29)

            Spinning wheel - part 1 (US #90)

1972     Get on the good foot - part 1 (R&B #1, US #18)

            I got a bag of my own (US #44)

            King heroin (R&B #6, US #40)

            Talking loud and saying nothing - part 1 (R&B #1, US #27)

1973     Down and out in New-York City (R&B #13, US #50)

            I got a bag of my own (R&B #3)

            I got ants In my pants (and I want to dance) - part 1 (US #27)

            Sexy, sexy, sexy (R&B #6, US #50)

            Think (R&B #15, US #77)

1974     Coldblooded (US #44)

            Funky president (people It's bad) (R&B #4, US #44)

            My thang (R&B #1, US #29)

            Papa don't take no mess - part 1 (R&B #1, US #31)

            Stoned to the bone - part 1 (R&B #4, US # 58)

            The payback - part 1 (R&B #1, US #26)

1975     Hustle !!! (dead on It) (R&B #11)

            Reality (R&B #19, US #80)

            Sex machine (US #61)

            Superbad, superslick - part 1 (R&B #28)

1976     Get up offa that thing (R&B #4, US #45)

            Hot (I need to be loved, loved, loved, loved) (R&B #31)

            I refuse to lose (R&B #47)

1977     Give me some skin (R&B #20)

1978     Eyesight (R&B #38)

            The spank (R&B #26)

1979     For goodness sakes, look at those cakes - part 1 (R&B #52)

            It's too funky In here (R&B #15)

            Star generation (R&B #63)

1980     Rapp payback (where Iz moses) (R&B #46)

            Regrets (R&B #63)

1981     Stay with me (R&B #80)

1983     The night time Is the right time (to be with the one that you love) (R&B #73)

1985     Living iIn America (R&B #10, US #4)

1986     Gravity (R&B #26, US #93)

1987     How do you stop (R&B #10)

1988     I'm real (R&B #2)

            Static - part 1& 2 (R&B #5)

1991     (So tired of standing still we got to) Move on (R&B #48)

1993     Can't get any harder (R&B #76)

2005     They don't wan't music feat. Black Eyed Peas


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Wilson Pickett

Biographie

Wilson Pickett est un chanteur américain de Soul et de Rhythm and Blues né le 18 mars 1941 à Prattville, Alabama, décédé le 19 janvier 2006 d'une crise cardiaque, à Reston (Virginie).

Le jeune Wilson Pickett commence sa carrière de chanteur comme choriste de Gospel dans l’église baptiste de Prattville. Il était le plus jeune d’une famille de 11 enfants, mais régulièrement battu par sa mère, il part en 1955 vivre avec son père à Detroit dans le Michigan au moment où débute la reconnaissance de la musique noire américaine grâce au légendaire label Tamla Motown.

Arrivé à Détroit, il forme son premier groupe de Gospel, The Violinaires. En 1961, il rejoint le groupe de R&B, The Falcons, qui cherchait un nouveau chanteur et dans lequel participe aussi Eddie Floyd.

En 1962, Wilson Pickett connaît un premier succès au sein des Falcons avec I Found a love, mais peu après avoir enregistré I Found a Love, il décide de se lancer dans une carrière solo, et en 1963 il rejoint le label de Lloyd Price: Double L Records. Wilson Pickett connaît alors son premier succès en tant qu’artiste solo avec It’s too late — à ne pas confondre avec le titre de Chuck Willis) — qui entrera au hit-parade le 27 juillet 1963.

En 1964, Wilson Pickett accepte un contrat chez Atlantic Records des frères Ertegun, et commence à travailler avec le guitariste Steve Cropper avec lequel ils vont créer quelques succès du répertoire de la musique soul. Il enregistre en 1965, au studio Stax Record’s de Memphis un de ses titres les plus connus, In the Midnight Hour — chanson reprise dans la musique francophone par Johnny Halliday, sous le titre de Jusqu'à minuit. Pendant son séjour à Memphis, Wilson Pickett enregistre encore Don't Fight It, 634-5789 et Ninety-Nine and One-Half (Won't Do), trois compositions originales qu’il coécrit avec Eddie Floyd et Steve Cropper. Ces titres restent considérés comme des classiques de la musique soul.

Les prochains enregistrements se déroulent aux studios Fame, situés dans un ancien entrepôt de tabac en Alabama. Wilson Pickett enregistre alors plusieurs grands succès tels que Mustang Sally, Funky Broadway, et Land of 1 000 Dances.

Wilson Pickett a aussi écrit des chansons enregistrées par des artistes tels que Led Zeppelin, Van Halen, les Rolling Stones, Aerosmith, Grateful Dead, Booker T. and the MGs, Genesis, Creedence Clearwater Revival, Hootie and the Blowfish, Echo and the Bunnymen, Roxy Music, Bruce Springsteen, Los Lobos, The Jam, Ani DiFranco, et d’autres.

En 1969, il signe une reprise de Hey Jude, un succès des Beatles et multiplie les tournées tout en créant d'autres succès, dont Fine and Water et Don't Let the Green Grass Fool You. Il signe aussi une reprise de Sugar, Sugar des Archies et enregistre aussi Everybody Needs Somebody to Love, reprise par les Rolling Stones et les Blues Brothers.

Dans les années 1970, avec le succès de la vague de la musique disco, il disparaît des hits-parades, mais continue une carrière d'estime et travaille avec Solomon Burke, Ben E. King et Joe Tex. En 1973, Wilson Pickett fait un choix qu’il regrettera plus tard : il quitte Atlantic Records pour rejoindre RCA Records. Après Take A Closer Look At The Woman You're With, qui se retrouve à nouveau dans le hit-parade américain, Wilson Pickett continue à enregistrer des albums. Néanmoins le succès n’est plus vraiment au rendez-vous.

À partir des années 1980, il a des problèmes d'alcool. Cela lui vaut quelques ennuis avec la justice et de se retrouver plusieurs fois devant les tribunaux pour des accusations de conduite en état d'ivresse et de port d'armes. Il prend part à des bagarres et se retrouve en prison après avoir menacé une personne avec une arme à feu. En 1987, il est hospitalisé suite à une bagarre.

C’est aussi en 1987 qu’il reprend In the Midnight Hours avec

la Motown

et que la chanson se retrouve à nouveau classé dans le hit-parade. Il continue aussi à avoir de nombreux succès en Europe et participe aux festivals d'été qui y sont organisés.

En 1991, Wilson Pickett est intronisé au sein du Rock and Roll Hall of Fame et deux ans plus tard,

la Rhythm

and Blues Foundation lui remettra le Pioneer Award. Il est popularisé comme un des héros du film Les Commitments d'Alan Parker mais sans apparaître à l'image.

Cependant, s’adonnant de plus en plus à la boisson, Wilson Pickett doit quitter sa maison d’Englewood (New Jersey) en janvier 1992 suite à des loyers impayés. En avril de la même année, alors qu'il conduit en état d’ivresse, il blesse gravement une personne âgée de 86 ans, et en 1993, il doit purger une peine de prison d’un an, assortie d’une mise à l’épreuve pendant cinq ans, consécutive à son accident de circulation. Il sera également condamné pour possession de drogue.

Wilson Pickett sort son dernier album It's Harder Now en 1999 et a donné son dernier concert fin 2004.

Citations

Aretha Franklin a dit de lui : « Ami de Detroit, Wilson Pickett était l'un des plus grands chanteurs de Soul. »

Wilson Pickett a dit de lui-même en 2001 : « Si je n'avais pas été dans le show-business, je crois que j'aurais été vagabond ou quelque chose comme ça. »

Discographie

Albums

In the Midnight Hour 1965

The Exciting Wilson Pickett 1966

The Best of Wilson Pickett, Vol. I 1967

The Wicked Pickett 1967

The Sound of Wilson Pickett 1967

I'm In Love 1967

The Midnight Mover 1968

Hey Jude 1968

Wilson Pickett in Philadelphia 1970

Right On 1970

The Best of Wilson Pickett, Vol. II 1971

Don't Knock My Love 1972

Mr. Magic Man 1973

Wilson Pickett's Greatest Hits 1973

Pickett in the Pocket 1974

I Want You 1980

American Soul Man 1987

A Man and a Half: The Best of Wilson Pickett 1992

It's harder now 1999

Titres

"If You Need Me" 1962

"It's Too Late" 1963

"I'm Done to My Last Heartbreak" 1963

"My Heart Belongs to You" 1963

"I'm Gonna Cry" 1964

"Come Home Baby" 1964

"In the Midnight Hour" 1965

"Don't Fight It" 1965

"634-5789" 1966

"Ninety Nine and a Half" 1966

"Land of 1000 Dances" 1966

"Mustang Sally" 1966

"Everybody Needs Somebody to Love" 1967

"I Found a Love Pt. 1" 1967

"You Can't Stand Alone" 1967

"Funky Broadway" 1967

"I'm in Love" 1967

"Soul Dance Number Three" 1967

"I'm a Midnight Mover" 1968

"I've Come a Long Way" 1968

"She's Looking Good" 1968

"I Found a True Love" 1968

"Jealous Love" 1968

"A Man and a Half" 1968

"Hey Jude" 1968

"Mini-skirt Minnie" 1969

"Born to Be Wild" 1969

"Hey Joe" 1969

"You Keep Me Hangin' On" 1969

"Engine Number 9" 1970

"Sugar, Sugar" 1970

"She Said Yes" 1970

"Cole, Cooke, and Redding" 1970

"Don't Knock My Love - Pt. 1" 1971

"Don't Let the Green Grass Fool You" 1971

"Call My Name, I'll Be There" 1971

"Fire and Water" 1972

"Funk Factory" 1972

"Mr. Magic Man" 1973

"Take a Closer Look at the Woman You're With" 1973

"International Playboy" 1973

"Soft Soul Boogie Woogie" 1974

"Take Your Pleasure Where You Find It" 1974

"I Want You" 1979

"Live With Me" 1980

"Don't Turn Away" 1987

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T Connection

Ce groupe des Bahamas a produit des albums de disco pure aussi bien que des albums de funk. Avec un titre comme ‘Girl Watching’ qui déboîte, ils sont aussi capables de merveilles de douceur avec "Best Of My Love".

Formé en 1975 à Nassau, Bahamas.

T Connection est composé de :

- T. Coakley (vocaux / keyboards / guitare / percussion)
- Kurt Coakley (basse & background vocaux)
- Berkley Van Byrd (batterie & background vocals)
- Monty Brown (guitares & background vocals)
- Tony Flowers (toutes percussions and background vocals)

T Coakley commence sa carrière musicale en 1965 en jouant des maracas dans un groupe de calypso aux iles Bahamas.

En 1975 il en pars pour former T Connection qui rapidement devient le plus populaire groupe des grandes bahamas.

Un an plus tard ils vont à Miami et signent avec TK Records.

La démarre leur carrière avec le premier album "Magic" ou figure 'Do What You Wanna Do' (UK Top 20, 1977), un des premiers disques à avoir été enregistré au format "12 inch single" et un hit classique de l'ère disco.

Le suivant hit fut "On Fire" (Top 20) et "Let Yourself Go" (Top 60), tiré de l'album de 1979 .

"Totally Connected" (1980) termine la période avant que le groupe ne parte pour Capitol.

La, ils enregistrent "Everything Is Cool" (1981), "Pure & Natural" (1982), "The Game Of Life" (1983) et "Take It To The Limit" (1984).

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Johnny Guitar Watson

Johnny Watson est né le 3 Février 1935 à Houston (Texas, USA) et décédé le 17 Mai 1996 à Yokohama (Japon) à l'age de 61 ans.
Son père était pianiste, don qu'il hérita dès ses débuts. Mais après avoir vu Clarence "Gatemouth" Brown en concert, Johnny s'est convaincu de se mettre à la guitare. Son grand-père, prêtre, lui légua sa guitare en posant la condition de ne pas jouer de Blues avec. "C'est la première musique que j'ai joué", déclara plus tard Johnny.
Au début des années 50, sa famille déménage à Los Angeles (Californie, USA), où il commence à jouer du piano dans le Chuck Higgins Band, où on le surnomme "Young John Watson". Après s'être mis à la guitare, il signe un contrat avec la maison de disques Federal et sort le titre "Space Guitar", un instrumental très avant-gardiste de par l'utilisation des effets de reverb et de feedback, très peu communs à l'époque. Il a joué aussi "Motorhead baby" avec un enthousiasme qui devient sa marque de fabrique.
Johnny Watson devient un guitariste demandé, et il joue à la fin des années 50 avec "The Olympics", "Don and Dewey" ou "Little Richard".
Signé à RPM Records en 1955, il obtient le succès immédiat avec son titre "Those Lonely, Lonely Nights" (US R&B Top 10) mais moins par la suite.
En 1957, le titre "Gangster of Love" (Keen records) obtient un succès modéré sur la côte ouest.
A la fin des années 50, il part en tournée avec Little Richard.
Au début des années 60, son partenariat avec Larry Williams ("Two for the price of one" chez Decca Records) est assez fructueux et ils entameront une tournée en Angleterre en 1965.
En 1962, alors sur le label King Records, Johnny obtient un hit en solo avec 'Cuttin' in" (US R&B n°6) enregistré avec une section cordes.
En 1963, il enregistre "I Cried for you", un album de reprises avec "Polka dors and moonbeams" et "Witchcraft".
Cependant, l'invasion "Beatles" diminue l'impact des pionniers du rock'n'roll et en conséquence, Johnny Watson enregistrera 2 albums soul/funk pour le label Fantasy ("Listen" en 1973 et "I don't want to be alone, stranger" en 1975) avec le pianiste Andre Lewis (qui tournera plus tard avec Frank Zappa). Fantasy lui laissera carte blanche pour ces 2 LP. Impressionné par ses talents de guitariste, Zappa l'engagera pour son album "One size fits all" en 1975.
En 1976, Johnny Watson sort "Ain't that a bitch" sur DJM Records, un brillant mix de R&B/Rock des années 50 et de funk futuriste. Johnny Watson produit, joue de la basse mais aussi des claviers et de la batterie sur cet album, qui devient disque d'or. (500 000 disques vendus) Le titre "I need it" devient un succès mondial immense et le lance dans une nouvelle étape de sa carrière.
L'album "A real mother for ya" en 1977 devient disque d'or egalement.5 albums dans la même veine sortent chez DJM jusqu'en 1981, où il signe alors avec A&M Records. Mais le son si particulier de ses précédents albums a disparu et le disque "That's what time it is" est un échec. Il apparaît à la même époque sur le disque de Herb Alpert "Beyond", délivrant un solo de guitare comme lui seul en a le secret.
Johnny Watson se retire 3 ans pour panser ses blessures et revient en 1984 avec l'album "Strike on computers" (Valley Vue Records), un succès modeste, et un concert au London's town & country club en 1987.
Dans les années 90, sa musique est reprise par les rappeurs Snoop Doggy Dogg et Dr Dre entre autres. La sortie de son nouvel album "Bow wow" en 1994 sur le label Bellmark marque son grand retour dans le Top US, avec une nomination aux Grammys. Il obtient le "Pioneer award from R&B Foundation" en 1996.
Johnny Watson nous quitte le 17 mai 1996 des suites d'une crise cardiaque survenue sur scène au Ocean Boulevard Blues Café de Yokohama au Japon. Il avait dû annuler son concert de la veille à Sapporo à cause de la fatigue.

Une immense perte pour le monde de la musique en général.
Il laisse 2 enfants, DeJohn et Virginia, ainsi que sa femme Susan Maier.
Etta James avouera son admiration pour Johnny Guitar Watson : "On dit qu'Elvis est le King, mais le vrai King c'est Johnny Guitar Watson"
Frank Zappa a déclaré que le titre "Three hours past midnight" lui a donné l'envie de devenir guitariste.
Johnny Watson a été l'une des sources d'inspiration de Jimi Hendrix.

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INNER LIFE

Les trois albums de Inner life on plusieurs points communs avec comme principal : la magnifique voix de Jocelyn BROWN.
Ensuite ils ont tous été enregistrés au studio "Blank Tapes", mais le premier est signé sur PRELUDE, et les deux autres sur SALSOUL. Deux grands labels concurrents qui au début des années 80 on écrit l'histoire du funk avec des groupes et des albums de très grandes qualités.
En 80, les sonorités sont plus Disco/Funk, avant de virés simplement au FUNK, avec des arrangements de grandes classes, des intros très longues sur la plupart des morceaux, et surtout des lignes de bass bien rondes qui tournent à l'infini.

On retrouve comme producteurs : Greg CARMICHAEL, Patrick ADAMS, Stan LUCAS et Leroy BURGESS (qui est aussi au synhté en 82) et au mixage : Tee SCOTT, Larry LEVAN et John MORALES.

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Full Force

Full force est un groupe de 6 musiciens qui mélange le funk et le rap composé de :

- Paul-Anthony George
- "Bow-Legged" Lou George
- "B-Fine" Brian George
- "Shy-Shy" Junior Clarke
- Curtis Bedeau
- Gerry Charles

Leur son est très influencé par James Brown. Ils sont liés à d'autres acteurs de la scène rap dans un collectif appelé "One Big Family" et qui comprend: le groupe U.T.F.O, le groupe Lisa Lisa & Cult Jam, la rappeuse The Real Roxanne et Howie Tee qui est dj et producteur.

De plus, ils produisent en même temps que leur premier album en 85, le premier album de Lisa Lisa & Cult Jam.

Et relancent en 88 la carrière de James Brown en produisant entièrement, à part un titre, son album "I'm real". La boucle est bouclée, le maître et ses disciples sont sur un album qui sonne vraiment hip hop.

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Five Special

Five Special est un groupe produit par Ron Banks et Wayne Henderson. Ils ont sorti 3 albums sur Elektra entre 79 et 81.
Un groupe vocal qui est constitué de 5 membres :

Steve Boyd
Bryan Banks
Mike Pettilo
Steve Harris
Greg Finley

Leur 1er album est teinté des sons de l'époque avec beaucoup de violon, d'arrangements vocaux, et une sonorité un peu soul/disco, et surtout des versions très longues avec des breaks et des changements de tempo.
La suite est dans un style électro avant gardiste.
On retrouve sur le 2è lp, Maceo Parker pour les cuivres

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Alcia Myers

Elle fut tout d'abord la chanteuse du groupe One Way sur leurs 2 premiers albums sur lesquels elle co-écrit avec Kevin McCord (le bassiste) deux morceaux.
"You can do it" en 79 et "Do your thang" en 80.
Ensuite elle quitte le groupe pour entamer une carrière solo et sort un premier album "Alicia" en 81 produit par Kevin McCord. Elle sort la même année son 2è opus "Again
"
sur lequel on retrouve plusieurs membres de sa famille aux instruments, à l'écriture et à la production. Un album très orienté sur les arrangements vocaux autour de la voix d'Alicia Myers. En 82 elle sort son 3è album où l'on peut retrouver les membres de One
Way
et le son de la basse de Kevin McCord.
Leur association est donc très productive et on les retrouve en 84 pour un dernier
lp sur se trouve le très bon morceau "I appréciate (say, say, say)" du titre de l'album.

A noter que le morceau "You can do it" est sorti la même année sur le lp "Happy feet" de Al Hudson & Soul Partners, une version de 3min31 contre 7min05 sur l'album de One Way.

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